Édito
par le Dr Sophie Ravoire, Directeur Médical de Lilly France
Vous le savez, la recherche clinique est une étape clé dans la mise au point de nouveaux médicaments et permet ainsi de faire bénéficier les patients des avancées de la recherche médicale. Les vertus de la recherche clinique sont également indirectes : élément structurant de la recherche française, elle contribue à la formation, à la progression des connaissances technologiques et médicales, ainsi qu’à la réputation des équipes de chercheurs et de la médecine française.
Les Français, lorsqu’ils sont interrogés sur le thème des essais cliniques (étude IFOP novembre 2009 – janvier 2010), font preuve d’une réelle maturité. Ils sont convaincus de leur nécessité pour garantir la fiabilité des médicaments. Ils pensent qu’ils sont une chance, pour les malades, d’accéder à des traitements innovants. Dans le même temps, ils ont une perception critique du risque associé, ce qui les dissuade parfois d’envisager d’y participer personnellement.
Aujourd’hui, en France, on assiste à un ralentissement de la dynamique de la recherche clinique. Les équipes réalisant des essais cliniques connaissent une concurrence de plus en plus sérieuse venant des pays émergents (Europe de l’Est, Inde), qui recrutent de plus en plus de patients, plus vite et à moindre coût.
Chez Lilly, comme dans les autres laboratoires, nous sommes confrontés à des problématiques de recherche qui se posent dans notre monde moderne : il nous faut découvrir des médicaments mieux ciblés, davantage personnalisés, dans un temps et des coûts de développement plus limités et proposer aux autorités publiques des médicaments permettant de générer des économies de santé (re-hospitalisation, complications, etc.).
C’est pourquoi, encourager et faciliter une activité de recherche clinique en France est un enjeu pour l’avenir. C’est fort de cette conviction que l’Institut Lilly s’implique aujourd’hui dans une démarche de sensibilisation auprès des professionnels de santé et du grand public.




