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Analyse

Les déclarations des personnes interrogées par l’Ifop témoignent d’une connaissance parfois erronée sur plusieurs aspects de la recherche clinique :

 

-   Pour près de sept interviewés sur dix (68 %), la recherche clinique concerne autant les animaux que les être humains. A peine un quart des Français (23 %) ont conscience de la réalité, à savoir que les essais cliniques concernent exclusivement les êtres humains ;

-   La durée moyenne des essais cliniques d’un médicament sur l’homme, avant sa commercialisation, est sous-estimée par une large majorité de la population : 77 % évaluent cette phase à 3 ans ou moins. Une personne sur cinq seulement (22 %) a conscience de la durée effective du processus, en l’estimant à dix ans ;

-   Alors qu’ils sont autorisés, 70 % des Français déclarent que les essais cliniques sur les enfants et les adolescents sont interdits. Et ils n’ont pas conscience que le nombre des essais réalisés en France a diminué sensiblement depuis 2002.

 

En revanche, les interviewés apparaissent mieux informés de certaines modalités :

 

-   Ils savent très majoritairement situer la recherche clinique dans son contexte temporel : 90 % estiment que ces essais ont lieu après la recherche fondamentale mais avant la commercialisation du médicament. Et 15 % savent également qu’ils se poursuivent après sa commercialisation (essais de phase IV) ;

-   Ils ont conscience du rôle de contrôle exercé par les autorités de santé à toutes les étapes du processus ;

-   Une courte majorité (53 %) sait par ailleurs que la recherche clinique est majoritairement financée par des fonds privés (laboratoires pharmaceutiques).

 

Au-delà de cette connaissance perfectible, les Français associent des représentations positives à la recherche clinique, signe de sa forte légitimité :

 

-   Ils sont 94 % à estimer les essais cliniques indispensables pour garantir la fiabilité des médicaments, 90 % à considérer qu’ils constituent une véritable chance pour les patients de bénéficier de traitements innovants et 74 % à considérer que leur mise en œuvre est sûre, puisque suffisamment encadrée ;

-   Tout en étant conscients de certaines contraintes : 79 % croient savoir que ces essais coûtent très chers ;

-   Le cancer est considéré comme la pathologie prioritaire pour la recherche clinique (cité par 74 % des interviewés), suivi de la maladie d’Alzheimer (citée par 36 %) et du sida (cité par 34 %).

 

Bien que minoritaire aujourd’hui, la disposition des personnes à participer à un essai clinique est d’ores et déjà loin d’être négligeable :

 

-   46 % des Français se disent prêts à participer à un essai clinique, une proportion plus importante chez les hommes (48 %) que chez les femmes (44 %) et dans la tranche d’âge des 35 à 49 ans (48 %) ;

-   Ils sont 72 % par ailleurs à penser que les essais cliniques devraient faire l’objet de grandes campagnes de sensibilisation et considèrent, pour 73 % d’entre eux, que le sujet n°1 à aborder, pour améliorer la connaissance du grand public sur les essais cliniques, est celui des risques encourus par les patients.

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