Chiffres-clés
Quel regard portent aujourd’hui les Français sur la recherche clinique ?
Mise en perspective de 12 chiffres clés, résultats du sondage réalisé par l’Ifop en novembre 2009 et janvier 2010 auprès d’un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
94% des interviewés
estiment que les essais cliniques sont indispensables pour garantir la
fiabilité des médicaments. L’utilité
de la recherche clinique dans le processus de mise au point des nouveaux
médicaments est perçue par la quasi-totalité des répondants. La fiabilité
recouvre trois notions complémentaires, toutes trois évaluées durant les
essais : l’efficacité, la tolérance et la posologie.
90% des interviewés
pensent que les essais cliniques constituent une chance pour les malades de
bénéficier de traitements innovants. L’opinion
publique est consciente, à une très large majorité, du lien existant entre
recherche clinique et innovation. Participer à un essai clinique, c’est, pour
un malade, pouvoir bénéficier en priorité d’un traitement innovant.
77% des interviewés
savent qu’un essai clinique fait l’objet de contrôles par les pouvoirs publics
avant, pendant et après son déroulement et 74
%
des interviewés estiment qu’ils sont suffisamment encadrés. Au
contrôle de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé
(AFSSAPS), qui dépend du Ministère de la santé, s’ajoute celui du Comité de
Protection des Personnes (CPP). Constitué d’experts médicaux, de représentants
des patients et de la société civile, le CPP doit donner son autorisation avant
le démarrage d’un essai clinique.
61% des interviewés
estiment que les essais cliniques comportent trop de risques pour les patients.
Un chiffre qui peut sembler paradoxal, alors même que les ¾ des Français
estiment qu’ils sont suffisamment encadrés, et qui explique sans doute que 46 % seulement des personnes interrogées se
disent prêtes à participer personnellement à un essai.
En cohérence avec ce
point de vue, les Français sont 50 % à estimer que
le sujet n°1 à aborder, pour améliorer la connaissance sur les essais
cliniques, est celui des risques encourus par les patients.
70% des interviewés
pensent qu’il est interdit aux enfants et aux adolescents de participer à des
essais cliniques. L’organisme
des enfants et des adolescents réagit différemment de celui d’un adulte. Il est
donc important de pouvoir réaliser une évaluation du médicament sur cette
population spécifique, avec une dose et une administration adaptées. Le
consentement éclairé des deux parents est requis ainsi que celui de l’enfant,
dès qu’il est en mesure de comprendre.
22% seulement des
interviewés savent que la durée moyenne des essais cliniques d’un nouveau
médicament est de dix ans. L’opinion
publique sous-estime donc la durée de la recherche clinique puisqu’en fait, il
faut compter en moyenne dix ans entre le début des essais sur des volontaires
sains et la commercialisation d’un nouveau médicament. Ceci conduit à un coût
très élevé de l’ensemble du processus de recherche fondamentale et clinique :
environ 800 millions d’euros pour une molécule.
72% des interviewés
estiment que les essais cliniques devraient faire l’objet de campagnes de
sensibilisation auprès du grand public. Un
chiffre qui corrobore l’utilité perçue des essais cliniques dans le grand
public.
Pour
s’informer sur la recherche clinique, 59% des interviewés se tourneraient en priorité vers leur médecin. Un résultat qui
démontre la légitimité du médecin référent. Deuxième source d’information citée
comme prioritaire, mais seulement par 11 % des Français : l’internet.




